I Feel the Everblack Festering Within Me

Lorna Shore

I Feel the Everblack Festering Within Me

9.0/10

2025

Century Media Records

Produced by Adam De Micco. Mixed by Phil Pluskota. Mastered by Alan Douches at West West Side Music.

Par [email protected]

14 mars 2025

Trois ans après Pain Remains, Lorna Shore revient avec un album suffocant et magistral — un affinement implacable de tout ce qui avait rendu leur percée si dévastatrice.

Trois ans après que Pain Remains a élevé le deathcore symphonique au rang d'art véritable, Lorna Shore revient avec son œuvre la plus implacable à ce jour. I Feel the Everblack Festering Within Me n'est pas une réinvention — c'est un affinement : chaque élément qui avait rendu leur percée si dévastateur a été aiguisé, compressé, et retourné vers l'intérieur. Cet album ne cherche pas à vous impressionner. Il veut vous consumer.

Will Ramos demeure l'une des voix les plus singulières du metal extrême, déployant ses pig squeals inhumains, ses hurlements opératiques et un grondement grave obsédant avec la fluidité d'un homme qui ne fait plus la distinction entre performance et possession. Les orchestrations — ces murs épais de cordes et de chœurs qui constituaient jadis un contrepoids à la brutalité — semblent désormais indissociables d'elle, comme si la symphonie elle-même avait été infectée par la même putréfaction que promet le titre.

Structurellement, l'album récompense la patience. Le groupe continue de construire ces longues pièces à plusieurs mouvements qui traversent des moments de tension presque insoutenable avant de s'effondrer dans des breakdowns qui paraissent mérités plutôt qu'obligatoires. La production est massive sans sacrifier la clarté — chaque blast beat atterrit avec une précision chirurgicale, chaque mélodie en trémolo traverse la masse de basses comme un signal en provenance d'un endroit où vous ne devriez pas pouvoir capter.

Si Pain Remains parlait du deuil et de l'impossibilité de lâcher prise, I Feel the Everblack Festering Within Me parle de ce qui se passe après qu'on a cessé de se battre. Il y a une reddition au cœur de cet album, une volonté d'être déconstruit qui le rend à la fois plus difficile à écouter et impossible à poser. Lorna Shore a fait l'album que leur mythologie exigeait. Il est sombre, magnifique, et totalement le leur.

Verdict

I Feel the Everblack Festering Within Me est le son d'un groupe au sommet absolu de ses capacités, refusant tout compromis. Dense, dévastateur, et absolument singulier — c'est le deathcore symphonique à son stade le plus abouti, et la sortie la plus essentielle du metal extrême en 2025.

Points forts

  • +Will Ramos livre sa performance vocale la plus nuancée et complète à ce jour
  • +Les orchestrations ne contrastent plus avec la lourdeur — elles sont la lourdeur
  • +Des structures de suites à plusieurs mouvements qui récompensent les écoutes complètes répétées
  • +La production atteint un volume écrasant sans sacrifier le détail de chaque run en trémolo
  • +La suite de clôture en trois parties est instantanément un monument de Lorna Shore

Points faibles

  • Pas d'évolution stylistique significative pour ceux qui voulaient un pivot par rapport à Pain Remains
  • La durée de 70 minutes demande un engagement total — pas d'écoute en fond sonore

Recommandé si…

Vous n'êtes toujours pas remis de Pain RemainsVous pensez que Thy Art Is Murder manque de grandeurVous croyez que les breakdowns et la symphonie vont de pairVous êtes prêt à consacrer 70 minutes à l'obscurité totaleVous attendiez un album de metal extrême qui soit véritablement cinématographique
Lorna Shore — I Feel the Everblack Festering Within Me | Reviews — Breakdown Mag